Parole d'Intrépides #2

Parole d'Intrépides #2

15 min | 27/11/2019

HappyAlt, l'alternance sur mesure

L’orientation après les études supérieures est un sacré sac de nœuds. A 20 ans, difficile de savoir ce que nous souhaitons faire de nos dix doigts ( à 30 ans aussi d’ailleurs !). Souvent perdus dans l’océan des possibles qui s’offrent à nous, nous comptons sur l’alternance/stage pour trouver notre voie. Sauf que dégoter une alternance qui correspond à nos aspirations, ce n’est pas si facile ! 

Dans ce contexte,HappyAlt, jeune société francilienne, vient apporter un soutien de poids aux jeunes étudiants qui cherchent une alternance/stage qui leur ressemble et s’aligne avec leur projet à long terme. Natacha OSAIGBOVO, CEO de HappyAlt, prône une approche centrée sur l'accompagnement individuel des étudiants et la valorisation de leurs compétences. 

Dans cette édition de “Parole d’Intrépides”, Natacha nous parle de son parcours d’Entrepreneur, de l’alternance et de l’importance de l’orientation.

 

EN BREF

5 leçons à retenir pour les Entrepreneurs

1. Tous les chemins peuvent mener à l’Entrepreneuriat !

2. Se servir des retours de son entourage pour affiner le positionnement de son offre...

3. ...Mais aussi avoir foi en soi et en son projet !

4. Le moteur de l’Entrepreneur: Le sens du projet porté

5. Ne pas avoir peur d’être ambitieux.

 

5 leçons à retenir pour les Alternants

1. L’Alternance, ça s’anticipe.

2. Dès l’alternance, se projeter

3. Développer ses soft skills pour décrocher facilement l’alternance de ses rêves.

4. Réfléchir à l’équilibre vie pro/vie perso le plus tôt possible.

5. Étudiant(e)/Jeune Diplômé, tu as de la valeur/potentiel, ne te brade pas ;)

 

Nouveaux Détours(ND): Pour commencer est-ce que tu peux me parler de ton parcours ?

Natacha: Alors concernant mon parcours, on peut parler de parcours plutôt atypique. J’ai arrêté mes études après le bac. Je suis rentrée directement dans la vie professionnelle. J’ai travaillé dans la vente pendant une dizaine d’années. Entretemps, j’ai eu 3 enfants. Du coup, j’ai dû à un moment me poser certaines questions concernant ma carrière. Ce que je faisais me plaisait beaucoup.

J’ai toujours eu un attrait pour la vente, la mode et le contact humain. Mais en travaillant dans la vente, on a des horaires très décalés. On travaille le WE, le soir et parfois tôt le matin. Cela devenait difficilement conciliable avec ma vie de famille donc j’ai décidé de me former pour trouver un métier qui me permettrait d’être chez moi le soir et aussi le WE. 

Au départ, je me dirigeais plutôt vers les Ressources Humaines. Toujours pour ce côté relationnel, “humain”. Et donc, j’ai fait un BTS assistant Manager que j’ai réalisé en 1 an dans le cadre du FONGECIF.  

Pendant mon BTS, j’ai eu à réaliser 2 périodes de stage. Je les ai effectuées dans un CFA qui proposait des formations en alternance. Et j’ai notamment été amené à organiser un concours et à être en contact avec les jeunes et également avec les entreprises partenaires. Et en sortant de mon BTS, j’ai trouvé un poste en CDD au sein d’une école. 

Puis j’ai obtenu un autre poste dans une autre école, une école de commerce. Dans celle-ci, j’ai occupé un poste de chargé de placement. J’étais vraiment au coeur de l’alternance et en lien direct avec les entreprises. Je faisais le lien entre les alternants/stagiaires et les entreprises. C’est quelque chose qui m’a énormément plu. Mon expérience au sein de cette école s’est terminée en mai 2019.

À la suite de cela s’est posée la question de me lancer à mon compte. En fait, cela s’est fait un peu par hasard.

 

ND: Pourquoi “par hasard” ?

Natacha: En fait, j’ai toujours voulu être à mon compte, avoir ma propre entreprise. Mais je n’avais pas spécialement d’idées et je me disais qu’il fallait beaucoup de fonds. Ça me paraissait compliqué, mais cela restait quand même dans un coin de ma tête.

Quand j’ai quitté mon ancien poste, j’ai échangé avec une ancienne collègue et elle m’a dit: “Écoute Natacha, tu pourrais te mettre à ton compte”. Et je me suis dit “Pourquoi pas ?”. Donc je me suis inscrite en tant qu’Auto-entrepreneur sur cette activité et ça m’a lancé, ça m’a motivé. Puis quelques mois plus tard, j’ai eu envie de faire quelque chose d’un peu plus concret et aussi de pouvoir m’unir avec d’autres personnes.

 Le but serait de proposer un cabinet de placement/coaching pour les futurs alternants. À ma connaissance, c’est quelque chose qui n’existe pas.

 

 

Un cabinet de placement/coaching pour les futurs alternants

 

 

ND: Quand, j’ai vu ce que tu faisais, je me suis dit: “Ça existe ce type de service ?” En fait, cela m’aurait été bien utile lors de mes études.

Natacha: J’imagine. En fait, je me suis servie de mon expérience au sein d’une école. Très souvent la problématique qu’on rencontre, c’est que les jeunes ne sont pas du tout préparés à la recherche d’alternance et à l’exercice de l’entretien. Certaines écoles proposent des séances d’accompagnement, mais ce n’est pas individualisé.

À leur échelle, c’est impossible. Donc le but c’est de pouvoir vraiment suivre un jeune bien avant qu’il ne débute sa recherche. Anticiper pour qu’il puisse engager ses recherches d’alternance/stage sereinement. Avoir le bon discours, savoir se mettre en avant. Et revoir si nécessaire ses réelles motivations pour chercher telle ou telle alternance.

 

ND: C’est plutôt pertinent. Dans l’absolu, la plupart de ses écoles (NDLR commerce/ingé/informatique) sont très généralistes. Elles permettent de toucher à beaucoup de choses, mais ne nous donnent pas toujours assez d’éléments pour savoir ce qu’on veut vraiment faire.

Natacha: C’est vrai. La problématique des écoles de commerce, c’est leur aspect généraliste. Cela commence à changer, mais on a encore beaucoup de jeunes qui intègrent ses établissements pour la sécurité de l’emploi et les positions de cadres que cela peut offrir. Il n’y a pas si longtemps, beaucoup de jeunes se lancer dans ces études parce qu’il y avait un côté “prestigieux” alors que dans les faits cela ne les intéressait pas vraiment. 

À titre d’exemple, j’ai vu une étudiante en Master 2 qui voulait reprendre des études en Médecine parce qu’au final, elle s’est rendu compte que cela ne lui plaisait pas. Et finalement, des cas comme ça, des alumnis qui se réorientent, j’en ai eu plein. Parfois, l’école de commerce, ce n’était pas leur choix. C’était le choix des parents. C’était des élèves qui avaient un peu suivi le mouvement et pendant l’alternance, ils se rendent compte que ce n’est pas vraiment les études qu’ils veulent faire.

 

 

J’ai vu une étudiante en Master 2 qui voulait reprendre des études en Médecine.

 

 

ND: Quand tu tombes sur un étudiant qui se pose de sérieuses questions sur son orientation. Comment procèdes-tu pour l’accompagner ?

Natacha: Par exemple, lorsque je participe à des salons et que nous rencontrons des étudiants, il suffit de poser des questions pour se rendre compte de ce qu’ils veulent réellement faire (ou ne pas faire). Généralement, je les invite à continuer à se poser les bonnes questions. Aujourd’hui, on vit dans une ère, où il est possible de se réorienter, de changer de carrière. Ce n’était pas forcément le cas de nos parents. Moi-même, je l’ai vécu !

Malgré cela, je trouve que c’est dommage de se lancer dans la vie active avec quelque chose qui ne nous plait pas, au risque d’être dégouté du monde du Travail. Je leur propose aussi de se poser des questions sur leur projet à long terme et de penser déjà à l’équilibre vie pro/vie perso. 

Quand une personne me dit qu’elle veut avoir cinq enfants et en même temps être auditrice dans un grand cabinet, j’essaye de lui faire comprendre que ce n’est pas forcément compatible. Donc c’est aussi des questions qu’il faut se poser. Il faut aller au-delà du salaire et du prestige et se demander si le choix de carrière correspond bien aux autres choix de vie.

 

 

Quand une personne me dit qu’elle veut avoir cinq enfants et en même temps être auditrice dans un grand cabinet...

 

 

ND: C’est vrai aujourd’hui, on ne choisit plus seulement un métier, mais plutôt une activité qui va s’aligner avec tous les autres aspects de notre vie.

Natacha: Exactement !

 

ND: Du coup, l’aventure HappyAlt a commencé depuis combien de temps ?

Natacha: Alors, pour être tout à fait honnête, j’ai eu un peu de mal à trouver un nom. Au début, la société était juste à mon nom. J’ai commencé officiellement début septembre. Avant ça, j’étais en contact avec des jeunes qui voulaient peaufiner leur CV. D’ailleurs, je continue à en recevoir ! Du coup, j’ai passé l’été dernier à conseiller bon nombre d’étudiants en recherche d’alternance.

Durant cette période, j’ai pu échanger avec une chargée de recrutement d’une grande banque. Et elle m’a fait part de ses défis. Le problème c’est qu’ils se retrouvent avec des alternants pas du tout préparés. Souvent, c’est sur des petites choses comme la tenue vestimentaire par exemple. Mais ce sont ces petites choses qui vont faire la différence.

 

ND: Si je comprends bien, cet entretien avec la recruteuse a été un véritable déclic dans le lancement d’HappyAlt.

Natacha: Oui , ça m’a surtout permis de me repositionner sur ce qu’il était intéressant de faire. Ma première idée, c’était de mettre en relation les entreprises avec les jeunes. Mais ça, il y en a plein qui le font aujourd’hui. D’ailleurs, j’ai pu échanger avec pas mal de fondateurs de ce type de société. Donc j’ai pu voir un peu ce qu’ils proposaient comme service. Et ça m’a donné encore plus envie de me démarquer.

J’ai toujours adoré la relation Étudiants. J’aime connaître le parcours des gens, je trouve ça super enrichissant. Après, bien sûr, le but c’est aussi d’avoir des entreprises avec lesquelles travailler et proposer des jeunes qui ont été bien préparés et qui ne postulent pas au hasard.

Mon objectif, c’est vraiment de proposer de bons candidats pour éviter au recruteur de perdre du temps. Leur présenter des personnes qui ont des postures déjà très professionnelles. Il ne faut pas oublier qu’un alternant a un statut de salarié et cela change quand même un certain nombre de choses. Et puis, il y a aussi la question de la poursuite en entreprise ou pas. Et bien sûr, il faut aussi se rappeler que l'alternant coûte cher à l’entreprise. 

En fait, beaucoup d’alternants pensent que les entreprises font des économies sur des CDI en ayant recours à l’alternance, mais en fait ce n’est pas toujours le cas. Parfois, cela coûte aussi cher voire plus qu’un salarié à temps plein en CDI. Il faut garder cela en tête. 

J’invite donc les étudiants à ne pas non plus se brader. Il ne faut pas qu’ils “quémandent” une alternance. Quand une entreprise fait appel à un alternant, c’est parce qu’elle en a vraiment besoin dans son développement. Les entreprises ne sont pas là pour faire du social.

 

 

Me repositionner sur ce qu’il était intéressant de faire.

 

 

 

ND: Même chez les Jeunes Diplômés on observe parfois cette logique où les étudiants/jeunes diplômés se bradent, se sous-évaluent.

Natacha: Tout à fait. Il ne faut pas oublier que quand on travaille, nous sommes dans une logique d’échange. Et cela vaut aussi pour l’entretien. C’est un échange et pas un interrogatoire. Quand une entreprise dit qu’elle recherche un alternant, c’est parce qu’il y a un réel besoin. Elles ne sont pas en train de se dire: “On a trop de budget, on va faire un plaisir à un étudiant et lui payer ses études.” Non, elle est ont vraiment besoin de quelqu’un.

 

ND: Quand tu échanges avec ces étudiants et ces écoles, c’est quoi la principale difficulté que tu rencontres ?

Natacha: Pour les étudiants, ils vont souvent dire qu’ils ne trouvent pas ou qu’ils n’y a pas assez d’offres. Du côté des écoles, le gros problème c’est la gestion de la masse d’étudiants qu’ils ont à suivre, notamment ceux qui vont avoir plus de mal à se placer. Il y a certains étudiants qui vont trouver leur alternance facilement parce qu’ils ont des contacts ou déjà la bonne posture. Mais il y en a d’autres pour qui cela va être plus compliqué, ils manquent souvent de confiance en eux.

Cela peut être difficile de les amener à se mettre en avant et à se vendre plutôt qu’à se brader. Après trouver les offres, ce n’est pas une difficulté. Il y a beaucoup d’entreprises qui cherchent. Quand j’étais salariée dans une école, on avait beaucoup d’entreprises qui nous contactaient directement parce qu’elles avaient des besoins. La vraie problématique, c’est réussir à leur proposer une bonne “matière première”: des étudiants préparés.

 

NDSi je suis étudiant et que je fais appel à HappyAlt, comment ça se passe ?

Natacha: La première chose que je demande aux jeunes c’est de m’envoyer son CV. Si un jeune me dit qu’il postule depuis longtemps et qu’il n’arrive pas à décrocher d’entretien, il y a de fortes chances pour que cela soit le CV qui coince. Et parfois, cela peut être un jeune qui va me dire qu’il a passé beaucoup d’entretiens qui se révèlent infructueux. Dans ce cas, il va falloir voir au cours d’une simulation d’entretien pourquoi cela ne passe pas.

Cela peut être des tics de langage, une posture, un manque de motivation. Bref, c’est toutes ces choses qu’on va observer. Tout dépend des retours qu’ils reçoivent à ses candidatures. Malheureusement, c’est très rare que les RH aient le temps de faire un retour constructif au jeune candidat. C’est important qu’ils sachent pourquoi cela coince.

Souvent, sur les recrutements d’alternants, ce sont des stagiaires RH qui s’en occupent. Du coup, ils n’ont pas forcément le recul pour faire un retour précis aux candidats. Mais c’est quand même dommage. Pour tous candidats, c’est très important de savoir pourquoi cela coince. Surtout quand toutes les candidatures ont le même parcours scolaire.

 

ND: Du coup, ce sont les écoles qui t’envoient directement des étudiants, c’est ça ?

Natacha: Ma cible ce sont les étudiants en école. Après les étudiants, de leur propre initiative, qui viendraient vers moi. Mais pas seulement, j’interviens aussi auprès des étudiants qui sont inscrits à Pôle-Emploi ou à la Mission Locale. En fait, je cible tous les étudiants qui recherchent une alternance/stage, et cela sans distinction. 

 

ND: Pôle-Emploi ?

Natacha: Pôle-Emploi accompagne certains jeunes vers l’alternance, mais ce n’est pas forcément le contact privilégié pour l’alternance. Pour moi, c’est dommage. Pôle-Emploi ne devrait pas avoir à faire ça. En fait, cela les empêche de s’occuper de personnes ayant plus de besoins. L’air de rien, il y a beaucoup de jeunes qui sont inscrits à Pôle-Emploi, mais qui veulent en fait continuer leurs études. 

 

ND: Qu’est-ce qui rend HappyAlt unique ?

Natacha: La qualité du suivi. Un suivi au plus près de l’étudiant. Le but c’est de pouvoir des échanges avec lui au moins une fois par semaine en face à face ou en visio pour échanger sur son évolution et le coacher pour qu’il ne se sente pas seul. Qu’il se sente épauler dans sa recherche d’alternance. C’est un support pour les gens qui cherchent une alternance. À côté de ça, il y a aussi toute une aide qui est apportée pour trouver les offres.

 

 

Ce qui rend HappyAlt unique: La qualité du suivi. Un suivi au plus près de l’étudiant.

 

 

ND: Donc, on a un suivi individualisé sur du long terme et aussi de la mise en relation avec les entreprises.

Natacha: C’est ça !

 

ND: Là, tout de suite, qu’est-ce que tu dirais à un étudiant en recherche d’alternance, à un étudiant qui cherche sa voie ?

Natacha: Premièrement, je lui demanderais de s’assurer qu’il sait où il va et ce qu’il veut faire. Ça paraît simple. Mais c’est très important. Quand il postule à des annonces, il faut qu’il comprenne déjà bien la nature du métier qu’il y a derrière. Donc il y a travail de recherches à faire, sur le métier ciblé pour l’alternance, mais aussi sur les perspectives d’évolution. 

Le deuxième point, c’est parvenir à mettre en avant ses compétences. Là encore, il faut bien comprendre que l’entreprise va valoriser ce qu’il a déjà acquis au cours de son cursus académique, ce qu’il a vécu à côté, mais pas seulement. Une entreprise qui recrute un alternant va aussi prendre en compte, les compétences qu’il va acquérir par la suite.

Dans ce sens, l’alternant doit aussi avoir une vision claire de son programme de formation pour ensuite promouvoir les compétences qu’il va acquérir dans les mois/ années à venir. Valoriser ses compétences actuelles et aussi son potentiel.

 

ND: Si on parle de ton quotidien d’entrepreneur, comment as-tu la transition du salariat vers l’entrepreneuriat ?

Natacha: Là, c’est un peu différent. Car en ce moment je suis en prestation donc je suis dans l’école tous les jours, un peu comme une salariée. La différence quand je m’occupe de HappyAlt, c’est de pouvoir porter un projet qui me tient à coeur, c’est pouvoir mettre en place mes idées et être la seule décisionnaire, car pour l’instant, je gère le projet seul.

Mais à terme, je compte faire intervenir d’autres personnes pour maintenir un suivi de qualité. Ça me permet d’avoir une vision globale du secteur étudiant et de l’alternance. J’ai le point de vue des écoles, des entreprises, des alternants et aussi d’autres chefs d’entreprise qui ne sont pas forcément de ce secteur. 

C’est très récent comme transition, mais je sais que c’est ce qu’il me fallait. J’avais besoin de cette liberté pour mettre mes idées en place et en tester de nouvelles. C’est quelque chose qui me plait. J’ai voulu arrêter le salariat car j’avais pas mal d’idées, mais j’avais l’impression qu’en tant que salariée, on est toujours un peu exploité. Mais, ça, c’est mon avis (Rires).

 

 

J’avais besoin de cette liberté pour mettre mes idées en place et en tester de nouvelles.

 

 

ND: Comme tu me l’as dit plus tôt, tu as toujours su que tu avais la fibre entrepreneuriale. Il ne te manquait que l’idée.

Natacha: Oui, quand je travaillais en tant que salariée dans une école de commerce, je pouvais échanger avec eux pendant des heures sur l’entrepreneuriat. Prendre le risque de porter un projet, je trouve ça juste génial. C’est compliqué et on peut se heurter à des personnes qui vont essayer de vous démotiver.

Mais c’est aussi ça la force d’un Entrepreneur: “Se dire qu’on a une idée en tête et qu’on va aller au bout pour voir si ça marche.” Tant pis si le monde entier te dit que l’idée ne marchera jamais ou qu’elle est nulle.

 

 

La force d’un Entrepreneur: “Se dire qu’on a une idée en tête et qu’on va aller au bout pour voir si ça marche.”

 

 

 

ND: Comment tu réussis à jongler avec ta situation familiale (3 enfants) et ta vie d’entrepreneur.

Natacha: Et bien très difficilement ! (Rires)

 

ND: Bon, au moins, c’est franc !

Natacha: C’est pas évident. Cela demande de mettre plus d’énergie, de travailler un peu plus à certains moments. Notamment le soir et le WE. Finalement, ce projet, c’est un quatrième bébé ! Mais ça me porte. Par exemple, la comptabilité, je déteste ça. Mais dans le cas d’HappyAlt, j’ai trouvé que c’était fascinant de faire des plans prévisionnels. C’est difficile, mais c’est super motivant. Je sais pourquoi je le fais, c’est du concret, ça a du sens et surtout je me dis que je vais pouvoir aider des jeunes et rien que pour ça, je me dis que je peux pas m’arrêter en chemin.

Aider des jeunes qui sont parfois loin des études, loin de tout ça et qui traîne en bas des tours...Quand je les vois, je me dis qu’ils ont juste besoin qu’on les aide un petit peu pour qu’ils fassent des choses incroyables. Je me dis que demain, je pourrais peut-être aider ces jeunes plutôt que de les voir traîner en bas des immeubles. 

 

 

 

Ce projet, c’est un quatrième bébé !

 

 

 

 

ND: Là comme, tu es en solo, je suppose que tu t’occupes de tout.

Natacha: Oui. Après, je suis encore au tout début. Pour le moment je m’occupe de tout, mais l’idée c’est de pouvoir bénéficier de l’aide de coaches pour accompagner également les étudiants. Si tout se passe bien, l’une de mes anciennes collègues et un RH vont venir me prêter main forte sur la partie “coaching des jeunes”.

Ça va me permettre d’avoir plus de volume au niveau des jeunes suivis et aussi de me libérer du temps pour m’occuper d’autre chose. Dès que les finances le permettront, j’espère pouvoir intégrer une personne sur la partie commerciale et une autre sur la partie financière. La partie administrative, c’est vraiment pas mon truc. Et pourquoi pas prendre un alternant tant qu’à faire.

 

ND: En tout cas, on sent que tu as une vraie vision sur le long terme.

Natacha: Initialement, je comptais faire cette activité toute seule de mon côté. Mais au fur et à mesure, je me suis rendue compte qu’il y avait un besoin énorme et que je ne pourrais pas la gérer toute seule. Autant être plusieurs pour accompagner ces jeunes et faire quelque chose avec beaucoup plus d’impact. En tout cas, j’ai beaucoup d’ambition pour ce projet. Mon but c’est de toucher toute la France à moyen terme, en commençant par l'Île-de-France. L’objectif n’est pas de remplacer les services dans les écoles, mais de proposer du plus.

 

ND: Dans 3 ans, où vois-tu HappyAlt ?

Natacha: Si tout va bien. Je vois plus de coaches. Beaucoup plus. Certains en régions. Des coaches indépendants et non salariés. Beaucoup d’entreprises partenaires, de Pôle-Emploi et de Missions Locales partenaires. Voilà ! Et surtout, beaucoup de jeunes coachés. Et des jeunes actifs avec toutes les clés en main pour commencer leur carrière dans les meilleures conditions possibles.

 

ND: Dans 3 ans, qu’est-ce que tu voudras qu’un jeune pense d’HappyAlt ?

Natacha: Si il est passé entre nos mains, j’espère qu’il dira que cela l’a aidé. Que cela l’a remotivé si il était au creux de la vague et que cela lui a permis de mieux aborder ses candidatures pour trouver l’alternance puis le job de ses rêves.

 

 

 

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